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Pourquoi « réussir sa transformation numérique » est une utopie

Le digital (ou le numérique *) est tentaculaire et invasif. Certains de ses domaines d’application se développent progressivement, d’autres nous donnent le sentiment d’être pris en otage brutalement. Un seul élément est certain : la course à la digitalisation n’est pas prête de s’arrêter.  Bien au contraire, elle s’accélère depuis que la planète humaine est mondialement connectée.

 

Il a fallu 50 ans pour développer et miniaturiser l’informatique, 20 à 30 pour acquérir l’usage des interfaces graphiques, du clavier et de la souris, 25 ans pour connecter tous les points du globe et intégrer l’usage du web, 10 pour rendre ces usages mobiles, se développent aujourd’hui les usages autour de l’intelligence articifielle (IA), la blockchain, les cryptomonnaies…

Au départ quelques inventeurs ou génies. Aujourd’hui des organisations mondiales – dont les GAFA au premier plan – et une course à l’innovation permanente, avec des leaders américains ou asiatiques et leurs challengers toujours plus nombreux dans la compétition aux usages commerciaux. Tous concourent à accélérer la digitalisation des organisations et bousculer les usages précédents.

Voilà pourquoi la transformation numérique, ou la transformation digitale n’est pas prête de s’arrêter. Voilà pourquoi les organisations sont devenues des entités instables, sans arrêt en renouvellement. Voilà pourquoi les grands groupes traditionnels historiquement bien ancrés dans leur marché, leur histoire, leurs habitudes sont lentes à intégrer tous ces paramètres.

Réussir sa transformation engendre l’acceptation du principe que tout outil et fonctionnement est temporaire et en transition, que les cycles « plateau » ne peuvent être durables. Réussir sa transformation signifie intégrer le changement comme un des paradigmes clés. Avec des avances sur son marché / ou des retards, avec des intégrations réussies / et des ratages.

La digitalisation réussie repose sur l’autonomie personnelle des clients et collaborateurs et la désintermédiation des services. Puisque nous sommes autonomes, plus besoin d’intervenants dont la valeur ajoutée n’est que de faire à notre place. Sauf si on leur demande spécifiquement. Observez votre apprentissage des caisses autonomes de magasins et voyez comment le rôle des hôtes de caisse devient celui d’assistant & formateur des clients.

La digitalisation réussie comprend de deliverer on time, on demand, autrement dit de façon personnelle et juste à temps. Par exemple, la géolocalisation permet de proposer des services de proximité. Les alogithmes permettent de proposer des services personnalisés – au moment même – où le client ou usager est proche d’une décision d’achat.

La digitalisation comprend un aspect collaboratif clé : le cloud, c’est mettre en commun et partager une capacité à plusieurs, réduire le gaspi dû à la non utilisation d’un service ou objet. C’est aussi donner accès à plus d’informations partagées, en les souhaitant plus qualitatives.

La digitalisation intègre de mieux en mieux la dématérialisation : des factures et fiches de paie reçues par mail, ou en accès via l’espace client de sites web, QR codes qui remplacent des billets de train et tickets de cinéma, comptes en ligne…le sujet est simple, peut être moins le nombre de codes d’accès que l’on vous demande de créer…

Tout ce que nous constatons et qui nous bénéficie en tant qu’utilisateurs ou clients modifie les organisations en profondeur. Et souvent difficilement. La multiplication voir l’empilement des technologies ne va pas toujours dans le bon sens, générant une lassitude et pertes de repères qu’il faut souhaiter temporaire. Parce que la digitalisation suppose d’accepter le changement – de métier – de secteur – de compétences comme clé de fonctionnement professionnel. Et ça c’est beaucoup plus difficile et fatiguant que dans le monde d’avant.

Contrairement à ce que ceux qui expliquent comment « réussir sa transformation digitale » , il ne s’agit pas d’un avant / après. Il existe bien un « Avant » puis un « pendant ». Il n’y a pas de réussite concernant la transformation puisqu’il s’agit d’un processus continu, pour lequel il y a des avances, c’est à dire des moments d’innovation par rapport aux usages, et des retards, c’est à dire des échecs ou des sous performances qui ne demandent qu’à être corrigés.

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ecritdans Décryptage

source: https://digitaldigestmarketing.wordpress.com/2018/06/27/pourquoi-aucune-entreprise-ne-peut-affirmer-reussir-sa-transformation-numerique/