img_accueil_aparteam_reseau_integrateur_4
img_accueil_aparteam_la_dematerialisation_qweeby_4
img_accueil_aparteam_integrateur_4

Gestion : L'affacturage inversé

La trilogie, escompte, délai et garantie de paiement

Factor, supply chain finance, affacturage inversé, plateformes collaboratives. Financements assurés et paiements comptants contre un escompte pour les fournisseurs, limitation de la dette fournisseur et allégement des tâches administratives pour le donneur d'ordres : le reverse factoring, jusqu'alors réservé aux grandes entreprises à la solvabilité importante – notamment la grande distribution –, pourrait bien séduire d'autres entreprises plus modestes. L'affacturage inversé semble, depuis la crise, et malgré l'aura de confidentialité qui entoure ce secteur, l'objet d'une croissance substantielle. Mais pour s'ouvrir au marché des grosses PME, qui y voient l'occasion de sécuriser leurs approvisionnements et leurs relations fournisseurs, il reste aux factors à réduire le seuil de mise en place des programmes, qui se situe aujourd'hui autour de 30 millions d'euros d'achats.

Le marché du reverse factoring est si confidentiel que même les experts du secteur s'interdisent de commenter le moindre chiffre. “Il est très difficile d'obtenir des chiffres car il y a peu, voire pas du tout de communication de la part des factors, les opérations de reverse factoring étant strictement confidentielles”, remarque Thierry Duval, gérant du cabinet Duval Consulting. La pratique du reverse factoring (affacturage inversé ou supply chain finance) représenterait aujourd'hui environ 3 % du marché de l'affacturage en France, qui a pris en charge en 2010 153 milliards d'euros de créances, selon l'Association française des sociétés financières. 90 % des entreprises intéressées ont un chiffre d'affaires supérieur à 5 milliards d'euros.

Ce contrat d'affacturage met en relation trois acteurs : le client (le donneur d'ordres), le fournisseur et le factor. A l'inverse du contrat d'affacturage classique souscrit par le fournisseur, un contrat de reverse factoring est contracté par un donneur d'ordres (nécessairement une grande entreprise qui doit être couverte par une assurance-crédit) auprès d'un factor qui prend le risque sur un acheteur unique. Ce contrat va permettre au donneur d'ordres de proposer à ses fournisseurs un paiement comptant contre un escompte, et d'obtenir des délais de paiement. “L'intérêt d'un tel contrat pour le donneur d'ordres repose sur les gains économiques sans augmentation de ses dettes fournisseurs, explique Thierry Duval. Il se soulage également de ses tâches administratives, puisque c'est le factor qui assure le règlement des fournisseurs, et l'opération demeure confidentielle.” De son côté, le fournisseur voit son BFR (besoin en fonds de roulement) allégé (disparition des créances clients) et obtient un paiement cash. “Ce financement cash lui permet ainsi d'alléger son bilan, poursuit Thierry Duval. Le paiement est par ailleurs certain.”

Un petit marché de grands volumes


Le marché s'adresse principalement à des donneurs d'ordres importants, possédant une certaine qualité de signature et une excellente structure financière. “Les volumes sont importants. Il n'est pas rare que les financements atteignent en moyenne de 200 à 300 millions d'euros par an. Et jusqu'à 1 milliard, voire 2 milliards, pour les grands groupes”, explique Vincent Bouix, directeur marketing de l'innovation produit et de la communication externe de Natixis Factor. Compte tenu du volume de factures traitées et des sommes importantes engagées pour le factor, les entreprises qui ont recours au reverse factoring doivent afficher une solide notoriété et une solvabilité importante. “La règle est que le donneur d'ordres, pour faire cette opération, doit être garanti par l'assurance-crédit”, rappelle Thierry Duval.

Les grandes entreprises du secteur de la grande distribution, les grandes industries et les grands prestataires de service sont les principaux donneurs d'ordres qui ont recours au reverse factoring. Ces entreprises supportent le coût du programme de supply chain finance. Le choix du factor s'effectue en fonction du coût proposé sur le financement du programme. Le factor, en payant le fournisseur, fait une avance de financement au donneur d'ordres. Le factor prend alors une commission de 1,5 à 2 % sur le financement. “Le coût de l'opération pour les fournisseurs du donneur d'ordres est représenté par l'escompte accordé pour paiement comptant, souligne Thierry Duval. En général, l'escompte sur la facture sera de 2 à 3 %.” Un programme qui nécessite, de la part du donneur d'ordres comme du factor choisi, la mise en place d'un cahier des charges précis. Les fournisseurs doivent accepter d'accorder un escompte qui va malgré tout obérer leur marge, contre la garantie irrévocable de paiement et l'élimination de tout risque.

Choisir un factor, négocier fournisseur par fournisseur, évaluer le montant de l'assurance-crédit relatif à son entreprise, le montage d'un programme de reverse factoring peut prendre quelques semaines, voire 2 à 3 mois. Mais ce temps investi est crucial, car plus le programme est important, plus le nombre de fournisseurs y souscrit, et plus il est intéressant pour le donneur d'ordres. Au sein de l'entreprise, l'investissement du service achats et de la comptabilité fournisseurs est primordial ; dans un premier temps pour promouvoir le programme auprès des fournisseurs, puis exercer le suivi du service comptabilité qui adaptera le traitement des factures afin de valider les créances de façon réactive.

Des fournisseurs financés et fidélisés


Contrairement aux pays anglo-saxons, la France n'a pas la culture du reverse factoring. “Cette méthode de paiement est assez récente, constate Vincent-Bruno Larger de l'AFDCC (Association des credits managers). C'est une nouvelle façon d'aborder le factoring qui comporte plus d'avantages que l'affacturage classique, notamment pour les fournisseurs grâce aux paiements comptants et à la garantie de trésorerie.” Quelques filiales de groupes bancaires se spécialisent et proposent le reverse factoring. C'est le cas de Natixis factor, CGA de la Société Générale et Eurofactor du Crédit Agricole. De leur côté, les grands groupes de la grande distribution ont monté leur propre programme. Il y a 10 ans, le groupe Carrefour a créé son propre factor, Finifac. La crise semble depuis avoir poussé les entreprises à se tourner vers ce marché.

Y compris parmi des sociétés de plus petite taille comme les PME, qui se sont heurtées à un durcissement des conditions d'accès aux crédits. “Depuis 2010, nous avons enregistré 4 appels d'offres en 3 mois de la part de grands groupes français, explique Vincent Bouix. Il y a une augmentation sensible de l'intérêt pour le reverse factoring.” Pour autant, certains experts restent dubitatifs. “Il n'est pas évident que la crise ait eu un effet sur le reverse factoring, explique Thierry Duval. Les programmes sont à ce jour peu nombreux, mais j'ai le sentiment que c'est une pratique qui commence à intéresser les grands donneurs d'ordres.” Un avis partagé par Olivier Burdeyron, directeur général d'E-affacturage. “Le boom du secteur est relatif, car le marché reste confidentiel”. Certains experts estiment que l'augmentation du marché du reverse factoring depuis la crise serait de l'ordre de 15 à 20 %. Dans ce contexte économique difficile, le reverse factoring offre une solution de financement optimale pour les entreprises et leurs fournisseurs. De ce fait, “les factors sont aujourd'hui à l'affût”, conclut Thierry Duval.

Actuellement, factors et autres experts du secteur mettent tout en œuvre pour faciliter les échanges et l'instauration de programmes, et ainsi répondre à la demande naissante. “Auparavant, il n'y avait qu'une dizaine de contrats en France concernant quelques grandes structures, poursuit Olivier Burdeyron. En dehors des groupes de la grande distribution, peu de programmes existaient. Or, l'on sait que pérenniser les échanges entre les entreprises et les fournisseurs équivaut à fidéliser la relation et sécuriser ces derniers.

Le marché du reverse factoring ne peut que se développer. Les fournisseurs n'ont aucun intérêt à refuser cet avantage.” Autre point important : l'obtention de financements à moindres coûts. “Durant la crise, les entreprises étaient en quête permanente de financements, poursuit Olivier Burdeyron. Le secteur de l'alimentation a également été fragilisé, ainsi que les fournisseurs de la grande distribution. Une situation délicate pour les centrales d'achat. Le reverse factoring évite de puiser dans la trésorerie.” Dans un contexte économique encore fragile, l'obtention de financements, de délais de paiement et l'assurance de la pérennisation de ses fournisseurs sont autant d'atouts pour les entreprises.

L'information partagée et en temps réel


En prévision de l'intérêt manifestement croissant des entreprises pour ce type de financement, les prestataires développent leurs outils à tour de bras. Tel Natixis, qui a mis en place une plateforme spécifique de gestion. “Via cette plateforme, le donneur d'ordre nous adresse les factures bonnes à payer aux fournisseurs, explique Vincent Bouix. Nous sommes prévenus par des alertes et nous finançons les fournisseurs dans les 24 heures”. La société B-Process, spécialiste de la facturation électronique, a pour sa part lancé en mars dernier la première plateforme collaborative d'affacturage inversé : Invoice2Cash. “Notre plateforme va simplifier le programme de reverse factoring, explique Jean-Cyril Schutterle, directeur commercial de B-Process. Les calculs s'effectuent en mode automatique et le fournisseur connaît les montants disponibles en temps réel. Avec cette plateforme, il a la possibilité de visionner toutes les factures que son client a validées. Quant au donneur d'ordres, il peut visionner ses propres paiements. Cette plafeforme permet de rendre le reverse factoring plus simple dans sa pratique.” Et d'éliminer le papier et de réduire l'administratif qui prend beaucoup de temps aux entreprises.

“La dématérialisation des factures est un gain de temps considérable”, poursuit Jean-Cyril Schutterle. B-Process, par le biais de sa plateforme, met à la disposition des parties prenantes une application en mode SaaS sur laquelle sont partagées les informations nécessaires au déploiement, à l'exécution et au suivi du programme de reverse factoring. Les donneurs d'ordres communiquent ainsi automatiquement les dates de paiement des factures depuis leur ERP (progiciel de gestion intégré). Les fournisseurs connaissent à tout moment les créances dont ils peuvent obtenir le règlement anticipé, et sont en mesure de réaliser des simulations pour évaluer les frais financiers relatifs aux opérations de financement qu'ils anticipent. Les financiers, eux, reçoivent les demandes de financement via un flux sécurisé de données structurées permettant la préparation et le suivi automatisé des paiements. “L'utilisation d'un logiciel partagé entre chacune des parties facilite les échanges pour une meilleure circulation des dossiers et des financements”, affirme Olivier Burdeyron.

Le seuil des 30 M€


Boosté par la crise, le marché du reverse factoring n'a pas forcément vocation à n'être qu'une solution répondant à un besoin conjoncturel. “Quand un programme est mis en place, l'objectif est de le rendre permanent”, souligne Thierry Duval. La mise en route d'un programme d'affacturage inversé exige en effet un investissement temps important en matière de choix du factor et de négociation avec les fournisseurs. Un temps précieux et des gains financiers importants en jeu qui interdisent tout engagement à court terme. Et si jusqu'à maintenant, le marché s'adressait principalement aux centrales d'achats de la grande distribution, il semblerait que les programmes proposés séduisent progressivement les groupements d'achat des chaînes de magasins ainsi que les grosses PME, qui ont aussi le souci de fidéliser leurs fournisseurs et de sécuriser leurs approvisionnements. Pour l'heure, les factors, pour des questions de gestion des risques, limitent l'ouverture des programmes de reverse factoring à 30 millions d'euros d'achats.

“Pour pouvoir ouvrir ce marché à des entreprises de moindre importance, il est nécessaire que les factors abaissent cette ligne à 10 ou 15 millions d'euros pour atteindre ainsi plus de sociétés et notamment les grosses PME”, souligne Olivier Burdeyron. Une décision qui pourrait être effective grâce aux logiciels de plus en plus performants qui diminuent les coûts de gestion. L'ouverture d'un programme de reverse factoring à un plus grand nombre d'entreprises ne sera possible que dans la mesure où les factors seront moins exigeants quant à la qualité de signature des sociétés. Demain, les factors devront mutualiser les risques en multipliant le nombre de contrats qui est aujourd'hui encore très limité.

Par Valérie Auribault

 

source: https://www.lenouveleconomiste.fr/lesdossiers/gestion-laffacturage-inverse-9920/

L'équipe Aparteam à votre Service !

 

Participez à une réunion

Cliquez sur le lien pour rejoindre une réunion avec un collaborateur Aparteam.


Démonstration en ligne

Cliquez sur le lien pour vous inscrire à une session individuelle


Télécharger QWEEBY

Télécharger la dernière version du satellite de Qweeby pour l'envoi de vos documents fiscaux.

Controle à distance

Un membre de l'équipe Aparteam accède à votre poste pour vous aider.


Votre espace facturation

Accédez directement à VOS FACTURES dans votre espace personnel Qweeby

Actualités

Ils nous font confiance, ils nous suivent.

Bien plus que de simple clients, ils sont pour nous de véritable partenaires.

Francoise JANUEL Gérante
Aparteam, c'est une société qui répond à nos attentes et nous donne une entière satisfaction; aussi bien pour leur rapidité, pour leur écoute téléphonique et leur réactivité".
Henri de sousa IC dématérialisation
J’ai découvert la solution QWEEBY chez un prospect et justement, un client devait dématérialiser des factures. Au vu de la simplicité de mise en œuvre, je me suis lancé. Mon contact chez APARTEAM, Arnaud MAZARD m’a rapidement intégré et nous avons démarré ensemble notre premier projet.Il a mis à ma disposition des outils d’aide à la gestion et à la réalisation des solutions. Merci à lui et à toute son équipe pour leur disponibilité et leur professionnalisme.
 

Les factures dématérialisées par Qweeby sont interropérables directement dans les systèmes d'information par

Ils préconisent à leurs fournisseurs de s'équiper de notre solution.

 

 

Developpez votre communication Internet avec notre equipe web developpement.

Aparteam vous propose ses services de web développement (e-mailing, banniére, ...)
img service web aparteam
  • Création de site vitrine
Vous souhaitez modifier votre communication WEB à travers un site de communication institutionnelle ou un site d'E-commerce, contactez nous.
  • Conception d'e-mailing
Vous êtes un membre du réseau et vous souhaitez concevoir le support pour votre campagne d'emailing, contactez nous.
  • Personnalisation des bannières
Vous souhaitez modifier votre charte graphique ou tout simplement concevoir des outils pour développer vos ventes de solutions Aparteam, contactez nous